Ils ont dit...
Mots de parrains
Charlélie Couture, un des 50 parrains de la "Campagne contre les naufrageurs du vin" :
Le mot industrialisation me fait frémir, il est toujours synonyme
d'organisation, ré-organisation, efficacité et stérilisation
et cette stérilisation n'a rien de jouissif.
Stériliser le vin ? Pouark!!
C'est comme stériliser le fromage. Beueueh ! Tristesse et formes
droites...
Jean Ferrat, un des 50 parrains de la "Campagne contre les naufrageurs du vin" :

Jean-Louis Trintignant, un des 50 parrains de la "Campagne contre les naufrageurs du vin" :

Pierre Richard, un des 50 parrains de la "Campagne contre les naufrageurs du vin" :

Mots
de signataires
Michel Smith, journaliste en Vins et autres Plats de Résistance
:
Contre la machination vinique, contre l'appauvrissement de nos
AOC, contre la bêtise du vin mondialiste, contre l'inefficacité
des responsables des comités interprofessionnels, contre le
vin attrape couillon, RÉSISTONS !
Pour le vrai vin et pas pour le vin frime, pour le vin du curieux
et non pour le vin de collectionneur, pour le vin original et non
standardisé, pour le vin de soif, généreux, riche
et frondeur, RÉSISTONS DE PLUS BELLE !
Nicolas Despagne, vigneron à Montagne-Saint-Emilion :
Ce combat s'adresse à tous les hommes, même à
ceux qui ne boivent pas de vin ; n'en déplaise à ceux
qui le combattent parce qu'ils ne veulent pas le connaître.
Ce combat s'adresse à tous ceux qui ont compris que la réalité
économique, celle qui détruit inexorablement la Terre
et l'homme, n'est qu'une partie de la Réalité.
René Rispoli :
Bravo pour votre initiative. Je suis à 100% d'accord.
Vive la diversité des vins.
Vive la diversité culturelle.
Vive la diversité des langues.
C'est dans la diversité que nous nous retrouverons avec le
plus de plaisir.
De la diversité vient l'universel.
Sans diversité l'universel serait bien triste.
Cela n'empêche certainement pas certaines règles communes.
Mais pour nos technocrates, la seule règle ressemble plutôt
à celle de l'Avare de Molière.
Une remarque pour finir : il est dommage que la pétition qui
est déjà rédigée en français en
espagnol et en anglais ne soit pas également rédigée
en occitan, plus grande "nation" mondiale pour la production
de vin.
Jean-Luc "Alezan" Girard :
Je viens de signer sans hésiter votre pétition contre
les naufrageurs...
Hélas il n' y a pas que le vin ( je suis pourtant Bourguignon).
Le combat est immense et la lutte inégale mais nous sommes
là, avec vous, dans l'ombre, tous ceux qui aiment et respectent
la Terre, parce qu' elle est généreuse, belle, et peut
être unique dans l 'univers, parce qu elle est notre mère
à tous. Alors comptez sur nous, si les signatures ne suffisent
pas nous serons là... pour nos enfants.
Courage.
Eugène Ravenet vigneron pendant 25 ans et avec passion
(retraité aujourd 'hui) :
Il ya peu on règlementait pour déclarer hors-la-loi
le "purin d'ortie" (au profit des matières phyto
homologuées") sic...
Aujourd'hui le risque est grand de voir toute la filière vin
démantelée par la dérégulation annoncée.
A voir la grimace que faisaient quelques dégustateurs de "vins
aménagés" au SIAL (salon international de l'agriculture,
ndlr) il est probable que les vrais amateurs de vins n'y trouvent
pas leur compte.
Nathalie Trolliet, vigneronne à Bergerac :
Témoignage d'une vigneronne bien dans sa campagne bergeracoise,
avec ses vignes, ses enfants, son vigneron de mari et ses chiens,
Merlot et Malbec !
Même si les temps sont un peu durs, pour rien au monde je ne
changerai de vie, et j'emmerde ce malade de Michel Rolland, qui se
prend dans Mondovino pour le nouveau pape de la vinif, oubliant au
passage que les pinards qu'il marque de son empreinte lui ressemblent :
vulgaires, toxiques et sans finesse. Les petits vignerons pour qui
il a tant de mépris le saluent et pendant qu'il sirotera son
coca avec son pote Parker quand ils seront (enfin!) la haut, qu'il
sache bien que nous on continuera à carburer au Gangloff, Guigal,
et autre Cosse ou Daros. Bon, ça c'est fait !
Maintenant, en toute objectivité, il est clair que ça
n'est pas que de la faute à Bruxelles, Sarko, Parker et c°.
Il est interessant d'observer l'attitude du vigneron suivi par un
oenologue de base : celui-ci est payé pour que les vins soient
médaillés à Paris, Bordeaux, Macon, sortent "vin
du mois" dans la RVF (fameuse revue qui nous sort coup de coeur
et qui 2 numéros après, sort le même vin comme
médiocre !!! c'est du vécu !). Cet oenologue va faire
de ce vin non pas une expression du terroir, du vigneron, voire de
l'appelation. Non , il va faire une bête de concours, à
coup de tanins, levures, thiamine et autres saloperies. les fermentations
devront être rapides, pour que les malos soient terminées
avant l'hiver. Finis les remontages aérés où
c'est le pif du vigneron qui va comprendre le millésime, maintenant,
même pour faire des vins de merde, y'a le pigeage partout !!!.
Quand on a eu Emile Peynaud comme prof de fac, on a du mal à
s'adapter... La responsabilité des producteurs est énorme
quant à la misère de l'image du vin en France. J'en
ai ras le bol des maux de tête au bout de 3 verres !! (si vous
voulez des noms, je peux balancer !)
Bref, si vous avez 100 000 bouteilles à vendre, vous devez
passer par le négoce. Que dit le négoce ? "votre
voisin fait aussi bon et destocke" Vous avez 2 alternatives :
ou vous faites comme le voisin et vous sciez la branche sur laquelle
on est tous assis, ou vous serrez les fesses en ne donnant pas vos
bouteilles, et c'est le voisin qui donne l'mpression de gagner la
partie. L'impression seulement, car quand on trouve des bouteilles
lourdes avec des étiquettes et des contre étiquettes,
tout cela avec une dorure à chaud, bien entendu, avec un beau
bouchon de liège de 49mm, une capsule personnalisée,
et un vin qui a fait 1 an de barrique, et que c'est plutot bon, tout
ça pour 3€ chez leclerc, je me demande ce que bouffe le
vigneron une fois qu'il a payé ses gars, ses fournisseurs,
sa MSA, son oenologue, ses agios et le reste !! Dans tous les cas,
il va disparaître.
La problématique est éthique, mais avant et surtout
économique. Je n'ai pas de solution, ce serai trop bien, mais
je pense avoir une vision assez objective de la situation. Ne pensez
sutout pas que tous les vignerons sont des types bien, authentiques,
juste parce qu'ils sont vignerons. Ils ont des propriétés
à payer, des gosses à nourrir, et font ce qu'il est
nécessaire de faire pour ça.
Tout cela est un peu bordélique, je sais, mais c'est sans retouche
ma réflexion du jour.
Bien cordialement à tous, et merci aux prestigieux Marraines
et Parrains de soutenir le mouvement.
Pascal MAUNY :
Que veulent-ils faire de ces clos qui font la réputation des
vins Bourguignons ?
Alors, les murs que les Anciens ont construit entre les parcelles
seraient à démolir. L'enjambeur te pulvériserait
tout ça plus rapidement. Ils te feraient du Château de
la Tronc-Chambier sur 275 hectares, AOC, agréé Mosanto
et tout l'tintouin. Alors, disparaîtrait le vin de Benoît
et, presque sûrement, une grande part de mon ami Benoît,
le viticulteur -sans additif, aucun-, dont le vin vous plonge au coeur
de sa vigne aussi sûrement que la pointe du Raz vous propulse
dans l'Atlantique.
J'excècre l'uniformisation, plus encore quand elle s'autoproclame
"industrielle".
Vive la Différence !
François BERTRAND, La Rochelle :
Cette campagne me rappelle celle -perdue- pour garder une dénomination
correcte à ce qu'on appelle "le chocolat" qui peut
contenir autre chose que du cacao, être trafiqué aux
extraits de palme en toute légalité dans la Communauté
Européenne. Loi Européenne qui ne me protège
pas du mal de tête en ne m'aidant pas à me garantir un
produit de qualité par sa simple appellation.
Oui à l'exception culturelle.
Non à une Europe de standards tirés vers le bas.
Merci et courage à nos viticulteurs !
Joan-Loís Escafit, expert socio-économique, Montpelhièr
:
Besierenc de coeur, et intéressé depuis très
longtemps aux enjeux socio-économiques et culturels de la vigne
et du vin notamment pour les pays occitans du Bas Languedoc, ayant
obtenu le diplôme d'études d'économie et de législation
viti-vinicoles à la faculté de droit de Montpelhièr
en juin 1968, ayant participé comme syndicaliste CFDT aux grandes
manifestations de 1976 et à la démarche des Etats Généraux
du Peuple en Languedoc-Roussillon en 1979, j'apporte mon soutien personnel
à la pétition, sur laquelle mon attention a été
heureusement attiré par un courriel en occitan, parce qu'il
ne faut que le vin soit dénaturé en produit normé
par l'agro-business et régi par les multinationales alcoolières.
Je regrette cependant que le site n'offre pas la possibilité
de se définir comme citoyen européen de nationalité
occitane en ne proposant comme "pays" qu'une liste d'Etats
: une case pour la citoyenneté et une case pour la nationalité
avec une formulation libre donnerait une occasion de ne pas s'enfermer
dans le cadre d'un Etat-nation sur lequel les viticulteurs occitans
se sont trop longtemps nourris d'illusion.
C'est en particulier au niveau du Parlement Européen, dont
le pouvoir législatif devrait être supérieur à
celui du conseil des Ministres qui représente les intérêts
des Etats et non du Peuple européen, qu'il faut porter le débat
pour éviter la dénaturation du vin en produit de l'agro-business.
Par ailleurs, pour éviter de faire le jeu des multinationales
de l'alcool, il ne faut pas surestimer l'importance de l'alcool dans
la qualité du vin, et les efforts entrepris par quelques viticulteurs
pour baisser (et non supprimer) le degré d'alcool de vins de
qualité doit être encouragé. Mon fils est mort
100 jours avant de fêter ses 20 ans d'un accident de moto déterminé
par une surconsommation tout à fait occasionnelle d'alcool
dans une soirée conviviale entre étudiants à
Toulouse : si l'on ne veut pas que le vin soit confondu avec l'alcool,
il faut parler tout à fait clairement d'un mode de consommation
où l'on ne doit pas prendre le volant ou le guidon après
un maximum de 3 verres.
Parallèlement il y a tout un travail à mener pour que
la consommation modérée et régulière de
vin redevienne un comportement normal chez les jeunes (alors qu'il
est devenu très exceptionnel), ça passe par une éducation
qui devrait trouver sa place avec les initiations et enseignements
sur les cultures et la langue historique (ici l'occitan) de là
où l'on vit...
Et j'associe à ma signature de votre pétition l'appel
à toutes et tous les signataires à participer à
la grande manifestation qui se tiendra le samedi 17 mars à
Besièrs "anem, òc, per la lenga occitana",
car le combat pour le respect de notre droit à la langue s'inscrit
comme celui contre la dénaturation du vin dans la grande lutte
alternative mondiale pour une Terre dont l'organisation sociale, économique,
écologique et politique serait déterminée par
les droits fondamentaux des êtres humains et non par la loi
du profit financier et de la puissance militaire imposée par
les multinationales et les Etats-Nations ; ces droits fondamentaux
incluent celui du respect de la diversité des produits naturels
de terroir comme celui à la sauvegarde et à la promotion
des langues sans Etat... C'est dans cette perspective que s'inscrit
le mouvement "Gardarem la Tèrra" auquel je participe
et auquel je vais demander de soutenir la pétition.
Michel LEGER :
Il y a des produits "identité forte", image incontournable,
noblesse de son histoire et passion de ses consommateurs que PERSONNE
ne doit seulement envisager de toucher (surtout pas les buveurs d'eau
ou de sodas).
Des révolutions sont partis pour des prétextes plus
faiblards.
ARRETONS CES DIVAGATIONS.
Thierry TORTEROLO :
Encore une guerre perdue d'avance.
Bien sûr, nous adorons nos vins de terroirs. Rien ne remplacera
les moments passés dans la cave de Georges ou dans celle de
mon petit fournisseur de Moulin à Vent. Mais il suffit d'aller
en voyage à l'étranger pour s'apercevoir que «
ils » ce sont les clients.
Ils demandent du vin industriel : simple à reconnaître
dans les rayons avec un goût toujours retrouvé, facile
(sucré), et boisé (bien sur c'est la mode et ça
cache le reste). Parmi les millions de gens qui vont découvrir
le vin par la production industrielle, une partie aura envie de passer
à mieux. Il faut que ceux là soient habitués
au goût français, même industriel. Car ils resteront
fidèles au goût d'origine.
Il y a bien plus d'hectares de vignes dans le Var ou dans l'Héraut
que dans toute la Bourgogne réunie. Et je ne parle pas du Bordelais.
Pour sauver les petits producteurs de qualité et éviter
de mettre les autres au chômage, utilisons ces surfaces.
Bien cordialement
Pierre Robine :
Je suis depuis octobre en Master "Développement rural",
dispensé conjointement par l'ENSAM (école d'agro de
Montpellier) et l'Institut Agronomique Méditerranéen.
Lors de mon inscription à l'ENSAM, j'ai croisé une classe
de Licence Pro "commercialisation et signes de qualité
des vins". Les élèves semblaient faire leur rentrée
et visiter les locaux. Ce qui m'a surpris, c'est cette femme qui guidait
le groupe (prof principale ?) et qui tenait à la main un colis
de "California Wine" estampillé "TESCO"
(chaine de grande distribution américaine)...
Sympa l'accueil des élèves à l'agro de Montpellier
! Sachant que ces élèves sont en formation pro, je vous
laisse imaginer ce qu'ils vendront dans leur boutique.
Par ailleurs, l'agro Montpellier dispense d'autres licences pro intéressantes
telles "agriculture raisonnée" et "viticulture
raisonnée"...
A Montpellier, il n'y a pas que le CIRAD qui mérite d'être
secoué... Bon c'est l'heure de l'apéro, je vais aller
me boire un petit Pic St Loup ! Et comme on a aussi des bons profs,
je vais suivre les recommandations du cours sur l'alimentation méditerranéenne
: 3 verres / jours !
A la votre !
Françoise :
Il est absolument incroyable de constater que la France qui était
le berceau du bien manger et du bon vin, est en train de devenir quelque
chose de tout à fait banal. Maintenant on égalise par
le bas. C'est la nouvelle mode. Je pensais que pour la notoriété
d'un pays il fallait mettre en exergue le meilleur de ce pays et pas
l'inverse, de façon que tout les intéressés puissent
y puiser le meilleur. C'est vraiment une honte. Vous avez complètement
raison de nous mobiliser.
Cordialement.
Patrick Jourdain :
Ras le bol de nos politiques qui légifèrent pour un
oui pour un non. Prochainement le logo pour les femmes enceintes sur
les étiquettes...
boycottons le, ce n'est pas une décision de l'OMS (office mondial
de la santé) mais une décision de politico-technocrate
français qui n'en sont pas à une réforme près
pour tuer des siècles d'histoire de notre civilisation... Si
ils continuent ils vont interdire nos vieux films où l'on voyait
de Funès, Bourvil, Gabin, Fernandel ou bien d'autres encore
boire un verre de vin....
Ce n'est pas que du vin, amis de la convivialité... un célèbre
écrivain français a dit : "faites leur boire du
bon vin ils feront des bonnes lois"
J'en suis sûr maintenant, nos gouvernants ne boivent donc pas
de vin...
Eric YUNG, Journaliste et écrivain :
Proposons d'aller jusqu'au bout de la bêtise !
Désormais la vente et la lecture de la "Bible" seront autorisées sous réserve qu'un bandeau informatif soit apposé sur la première page de couverture mentionnant "A CONSOMMER AVEC MODERATION". En effet ce livre fait référence, à chaque page, (de la genèse à la cène en passant par les noces de Cana) au vin. Et même que Jésus Christ dit en tendant à ses apôtres une coupe de vin "prenez et buvez car ceci est mon sang". N'est-ce pas là, déjà, des appels qui participent à malmener la santé publique ? Quel scandale !
Charles-Henri Vigouroux :
Personnellement je n'ai jamais bu de vin, eh oui ! Mais je soutiens
votre campagne car l'uniformisation du vin serait une nouvelle perte
pour la diversité humaine, une perte de patrimoine. En plus,
la mise en avant des vins de terroirs et la recherche de qualité
vont dans le sens d'une consommation raisonnable.
Jacques GLAUDE, Amateur (au sens étymologique du terme
"amare") :
Sans vouloir paraître caricaturalement conservateur et/ou
vieux avant l'âge, je reste convaincu, psychologue que je suis,
que l'avenir ne peut se construire que sur le passé.
En matière de produits du terroir, en référence
à des "savoir faire" ancestraux, par amour pour le
bel ouvrage, le vin, comme l'élaboration artisanale du chocolat
(belge), l'affinement du fromage (français, italien, espagnol
ou belge), le fumet de la charcuterie ou la saveur de la tripaille,
est et doit rester un produit artisanal qui "sent" la main
de celui ou de celle qui le cultive, le récolte et l'élève.
C'est à ce prix que celui qui s'en rend propriétaire
en l'achetant pourra en retirer la saveur pour l'agrément de
laquelle il aura investi ce qui correspond à la maîtrise
et au savoir du producteur.
Le vin, matière noble issue d'un fruit noble et d'un travail
noble, doit conserver ses lettres de noblesse ! ... n'en déplaise
aux faux républicains qui ne seront jamais que démagogues
vils et pervers.
J'ai dit !
Daniel Dagorn, journaliste breton :
Je retrouve le combat des urbains contre les ruraux. Les urbains,
pleins de certitudes, estiment avoir l'exclusivité de la connaissance.
Le savoir, c'est béton ! Que savent faire ces ploucs qui marchent
dans la boue? Face à ces colonialistes, les ruraux, proches
de la terre avec laquelle ils vivent, et dont ils connaissent toutes
les composantes. Un savoir-faire acquis dans l'université des
générations, et un génie généré
par ce quotidien partagé avec la nature.
Que les industriels fassent marcher leurs machines, oui. Mais qu'ils
n'oublient pas cette leçon de dame Nature, qui évolue
par l'équilibre. Le progrès, clament-ils : mais comment
peut-il exister avec un nivellement par le bas ?
Soutenons les vignerons et leur talent, ils sont les porteurs de l'avenir
!
Michel Valière, ethnologue :
Les vins des pays de l'Hexagone nous parlent parfois plus que
de longs discours sur l'identité... Ils portent en eux, savoir,
savoir-faire, bref la culture d'hommes et de femmes pétris
d'histoire, de terre, de soleil et d'embruns, nécessaires aussi.
Sauver ses vins c'est concourir à un plus d'humanité,
d'humanisme, à partager dans la joie.
Patrice Chesneau, Grandgousier, pourfendeur de l'uniformité
et de la saveur unique :
Une des plus belles phrases sur le vin est pour moi la suivante
: "Ton excellent père souriait à toutes ces bouteilles
et tu pensais : Comme il aime sa cave... Et non ! C'était toi
qu'il aimait. Ces vins rares, choisis pour qu'ils atteignent une robuste
vieillesse que tu admires en eux, il savait bien, le cher homme, qu'il
ne les boirait pas. " (Anonyme bourguignon)
Quel sublime message lié à l'humilité du temps
et à la transmission de la vie ... et de la vigne !
Et que veulent t'ils ? Que l'on transmette des copeaux violets made
in US, de la merde Mc Donald, du goût inique et unique à
nos enfants ?
Non, l'avenir n'est pas bouchonné, l'avenir est à ceux
qui gardent leur droit à l'indignation, leur capacité
à dire non, à s'opposer au "tout est pareil, lisse
et sans saveur".
Buvons, frères de sang rouge, blanc ou rosé !
Et toi, mon pote The Vigneron de Touraine Mesland, continue à
nous surprendre, à nous éblouir, à nous permettre
de prendre du plaisir seul, à 2, à 10 !!
Allez , on est avec vous !!
Vittorio Gassi :
There is a philosophy clearly defining that the most reasonable way
of life consist in consuming the products growing on the territory
where it is produced and never let it slide in the hands of the corporate
business. When the corporation takes over, it is impossible to avoid
the deterioration of any product - food in particular.
This is one more fundamental reason for allowing the individual producer
to maintain the quality of the product and avoid the cost of speculation.
In Europe, it is essential to maintain the family or small coop operation
since the American experience has already shown great decadence in
all food production.
To avoid that society in general looses its heritage and its integrity
we must retain the fundamental methods that will give us the pride
in what we do.
Roland TRUC. poête-signataire :
Les mots sont vingt dans ma tête
Les mots sont vin dans ma tête
Les maux sans vin sont vains dans ma tête
Les mots sont VIN dans ma tête
Que seraient ma tête et mes maux sans vin ?
En vain ???
Valérye :
Merci pour votre action et la clarté de tous vos documents.
Jeunes vignerons engagés dans la voie du vin fait avec du raisin,
et que du raisin... nous vivons au quotidien cette guerre du vin de
terroir (et encore ce mot est-il désormais complètement
dévoyé par la partie adverse) et les vins technologiques.
Le problème n'est pas de les empêcher d'exister, mais
bien que nous, nous soyons encore là dans quelques années
pour faire entendre et exister une autre voie (voix).
L'étau se resserre, il va désormais devenir de plus
en plus difficile d'exister selon nos désirs et nos aspirations
(sociales, écologiques...).
Difficile de rester libre, à une échelle humaine qui
est la nôtre. Nous n'aspirons qu'à vivre en accord avec
les choix profonds que nous avons faits et que nous respectons dans
notre métier de vignerons.
Il me semble aussi capital de parler beaucoup plus de cette loi qui
est appliquée depuis le 1er juillet 2006 contre l'utilisation
et la recommandation d'utilisation de plantes et produits n'ayant
pas d'autorisation de mise sur le marché (autant dire entre
80 et 100 % de ce qui est utilisé en agriculture biologique
et bio-dynamique) C'est un autre débat mais ô combien
capital pour l'avenir de nos libertés !
Cordialement,
Depuis la Finlande :
Ici en Finlande nous n'avons pas de vignobles. Par contre nous sommes
nombreux à aimer le vin, produit authentique et culturel, aux
antipodes de la boisson alcoolisée industrielle que l'on voudrait
apparemment nous imposer. Nous avons pris note que vous étiez
à la recherche de bonnes volontés pour traduire ce texte
dans les différentes langues de la communauté européenne.
Nous avons pensé que le fait que nous ne soyons pas dans un
pays producteur de vin ne nous empêche nullement d'être,
en tant que consommateurs, tout aussi concernés par votre campagne.
Tauno Auer, formateur sur le vin et animateur de clubs de vins depuis
une bonne vingtaine d'années, s'est donc chargé de la
traduction en finnois (on emploie l'adjectif "'finnois"' et non pas
"'finlandais"' pour la langue et la culture de la Finlande) à
partir de votre traduction anglaise. J'ai personnellement vérifié
sa traduction et je peux donc vous confirmer qu'elle respecte parfaitement
votre texte original.
Monique Poudroux :
J'habite au milieu des Côtes-du-Rhône. je ne suis pas
viticultrice, pas même paysanne ! Mais celle-là, de pétition,
je l'ai envoyée à tout mon carnet de contacts (90 adresses),
parce que, bon sang !!! Si on nous asceptise même le vin, l'un
des derniers plaisirs autorisés entre amis, le fleuron de notre
gastronomie, une symphonie du palais... c'est comme si on nous ôtait
la possibilité de choisir nos goûts et nos couleurs !
Goût unique, pensée unique ! Brûlons les uniformes
! Résistons au consensus mous d'où qu'ils viennent !!!
A la vôtre !!!
Jacques Barbé :
Bonjour, je préside une très modeste association
de jardiniers amateurs dont vous trouverez les coordonnées
dans les pièces jointes. Je m'étonne de ne pas voir
parmi les signataires de votre pétition La Vie Claire qui a
déjà produit une plaquette très bien renseignée
sur "La flavescence dorée" où il est très
bien exposé comment les pratiques culturales chimiques gomment
le caractère authentique de nos terroirs.
Les documents joints vous indiquent comment pour réagir à
la loi liberticide sur l'agriculture (LOA : n°2006-11 du 5-01-06
Art.L.253-1 et 253-7)
impliquant notamment l'ORTIE, nous organisons à Labarthe-sur-Léze
31860, le 09-12-06 de 10h à 16h30 une réunion pour RÉFLÉCHIR
en compagnie de B. BERTRAND. La présence d'au moins un de vos
représentants à cette assemblée et la divulgation/publicité
que vous pourriez faire de cet événement nous paraissent
on ne peut plus utile.
En effet, ce qui touche aujourd'hui le VIN, l'ORTIE qui a touché
et touchera encore toutes les médecines qui ne sont pas allopathiques,
relèvent d'un même processus : les société
financières qui en ont les moyens peuvent promouvoir une législation
qui les sert. Le but recherché est une POULETTISATION de l'humain
comme simple maillon des usines à profits. Nous devons veiller
en qualité d'être libre et clairvoyant à contrer
cette façon de légiférer.
Michel LEGER, auteur ("De brigades en brigades") :
Mourir pour ses idées aux côtés des 52 autres
nationalités des Brigades Internationale en 36, oui !. Sortir
des tranchées après avoir dégusté un "rioja,
tinto", oui !.
Pas le contraire, recracher une mixture composée dans plusieurs
pays pour m'empêcher d'avoir une seule idée en 2007,
NON, NON et NON !
Poème du jour paru sur le site "Cahier de poésie
précaire", Robert Crémieux, Clichy :
Ce matin de bonne heure
Juste après le café
J'ai signé d'un clic la pétition de l'appel ultime
http://contrelesnaufrageursduvin.org/index.php
Walter Laubscher :
Bonne chance, ne vous laissez pas piéger comme les fumeurs
(dont je ne fais plus partie) qui ne me dérangent pas du tout.
Ce n'est pas au "grand frère" (big brother) de nous
confiner dans des espaces de liberté de plus en plus restreints,
donc "contrôlable", "identifiable" et "manipulable"
à souhait. Autrement à "1984" de George Orwell
ou "Le meilleurs des mondes" de Aldous Huxley.
Anonyme :
Quand te reboirai-je ? (pays au vin merveilleux...) Faut pas rêver
il est bien fini ce temps de gamin où on allait nous faire
tirer le vin au chai en passant par l'étable (il était
bien bon, on n'avait pas peur de nous le faire goûter). Je ne
peux pas vous cacher que j'aimerais bien le retrouver ce temps-là
mais maintenant qu'est-ce qu'on peut s'acheter ? Des copeaux, de la
Villageoise en plastique, de la poudre mouillée ? J'arrête
là mon délire.
Ah si je pouvais trouver un bon vin pas cher pour en boire tous les
jours... (donnez-moi une adresse si vous en avez merci) !
Comme disait Coluche : le pinard ça devrait être obligatoire
!
En attendant, je suis amateur du dimanche, si possible en Bordeaux
passé en fût de chêne. Originaire du Gers, j'aimais
bien le Madiran passé en fût de chêne. Maintenant
je le trouve trop fort. Je me laisse aller trois fois par an sur le
Pacherenc (Noël, Fête des mères, anniversaire).
Merci à Jean Ferrat pour son cri : "Que veulent-ils nous
faire boire ?!"
Merci à vous pour la mémoire de l'authentique
A BIENTOT, AU REBOIRE...
Chris :
Je suis née de paysans, ceux qui enrichissent notre quotidien
et font notre joie de vivre à moindre coût par leurs
trésors, fruits de leurs terres. Je cris OUI ! pour conserver
et faire profiter nos enfants et petits enfants de cette culture.........
SAINE dans cette société qui devient de plus en plus
insipide et triste.
Bernard BICHON :
Nous nous sommes aperçus que lors du référendum
sur l'europe, les Français à l'âme toujours rebelle,
ont dit NON à un modèle qu'ils ne sentaient pas.
Les réponses arrivent : avec le lobbying des groupes industriels,
on veut nous imposer l'ère Mac Do et Coca.
Un de vos témoignages raconte ce qu'ils ont fait du chocolat.
Et maintenant c'est le vin qui est en cause. D'ailleurs son conditionnement
a déjà été remis en cause avec le remplacement
du bouchon de liège par un en plastique.
Je n'ai pas bien compris votre organisation mais je pense qu'un représentant
connu (acteur de cinéma ou chanteur) devrait proposer ce sujet
pour un débat sur une grande chaine de télé avec
un Faugel, Cauet, Ruquier en invitant des présidentiables.
Surtout, il faudrait diffuser ceux qui ont refusé le débat.
Demander à Anémone ou Pierre Richard qu'ils "racolent"
leurs connaissances médiatiques. Alévèque connait
Ruquier, Coffe connait Drucker etc...
La multiplication des débats va inquiéter le microcosme
politique qui vit dans sa bulle.
Conclusion personnelle : tous les politiques sont construits sur le
même moule. Donc les réponses apportées sur la
vie de tous les jours auront une influence notable sur les résultats
des présidentielles.
Yves Quinif :
Ne cherchons pas plus loin que le combat entre le côté
obscur de la force (le marché) et l'autre (les gens qui simplement
veulent vivre dans un monde équitable, juste et authentique).
Le marché, donc le plus grand profit pour le plus petit nombre
de personnes, veut triompher de la morale, du plaisir, du vivre juste.
Le vin, substance noble qui accompagne l'homme depuis la préhistoire,
à l'instar de l'huile, du pain, de la céramique, du
verre et du bois, est devenu dans le monde de ces « Dark Vador
» du profit un enjeu de profit, ni plus ni moins. Les femmes
et les hommes qui vous accueillent dans leur cave, dans leur vignoble,
auprès desquels on prend un plaisir fou à goûter
leurs productions, à en discuter, à parler de la pluie,
du beau temps, du climat, que deviennent-ils dans cet univers là ?
Ce que les pauvres sont en train de devenir dans ce monde bipolaire ?
Après moi le déluge ? L'actuelle aventure néfaste
du vin n'est rien d'autre qu'un témoignage du grand gaspillage
de la planète. Mais pour qui bon sang ? Sûrement
pas pour nos descendants à qui nous léguons, à
cause d'un égoïsme forcené, un monde devenu inhospitalier
pour l'espèce humaine.
Frédéric LENA :
Dans mes divers voyages au travers le monde, lorsque l'on est accueilli
chez des gens, il y a toujours un verre qui nous accompagne. Selon
les pays et les cultures, les boissons changent mais avant tout l'esprit
d'accueil et de convivialité ne peut se passer de la "boisson
du coin".
Le secteur du vin en France et dans les pays producteurs représentent
tellement d'emplois entre les vignerons, les fabricants de bouteilles,
de bouchons, d'étiquettes, d'emballages, de distributeurs,
de revendeurs, de transporteurs... combien de gens, de famille vivent
grâce a cette économie ?
Et d'autres vivent grâce a eux (boulanger, garagistes, etc.)
A l'époque ou les "Grandes sociétés"
délocalisent, licencient à tout va pour satisfaire quelques
retraités privilégiés ayant confiés leur
argent a des sociétés de gestions sans grande moralité,
quand notre système éducatif télévisuel
nous endoctrine dans une vision du "Prendre sans donner en échange"
ou "regardez ils sont pourris mais ils s'en sortent", ou
quand nos politiques se font une petite guéguerre façon
« match de tennis droite, gauche, droite, gauche », histoire
d'avoir leur morceau du gâteau sans finalement nous proposer
de vrais idées futuristes et positives.
Quand notre économie est au plus bas et que l'on continue a
distribuer, juste histoire de calmer ceux qui prennent le temps de
réclamer "plus d'argent, moins de travail !".
Dans un système ou tout ne tient qu'a un fil, les vignerons
qui exportent notre culture au travers le monde, qui renforcent nos
richesses, qui offre le confort de vie a de nombreuses personnes,
qui partagent parfois la même envie d'un monde plus sain, plus
respectueux, doivent-ils être sacrifiés pour satisfaire
cette vision d'un monde aseptisé !
Et si nous rêvions ensemble -autour d'une table et d'un bon
verre- d'un futur où la diversité des idées,
le respect des terroirs et des hommes pourraient être échangés
avec équité ?
Jacques Goichon - 78, Maurepas :
Bien sûr qu'il faut défendre les bons vins et leurs terroirs.
J'ai signé.
Les défendre, cela commence aussi par un changement d'attitude
des producteurs négociants. Je n'ai jamais compris l'attitude
de ces derniers, en termes de prix.
Quand nous nous déplaçons jusqu'à une cave, nous
montrons, je pense, notre goût pour des vins de terroir et pour
une relation directe avec le producteur. Nous faisons l'effort de
nous déplacer jusqu'au point de production et le négociant
n'a pas, de ce fait, à faire face à des frais de distribution.
Je m'attends alors à un prix de vente inférieur à
celui que l'on peut trouver "dans le commerce", c'est à
dire supermarchés et enseignes spécialisées.
C'est toujours le contraire qui se passe, comme si on nous prenait
pour un client captif puisque arrivé sur les lieux et donc
qui n'a plus qu'à acheter. Au lieu de remercier le visiteur
par des prix inférieurs, c'est l'inverse.
C'est un calcul à la petite semaine car ainsi, nous sommes
poussés vers les points de vente classiques où là,
nous avons l'occasion de choisir, comparer les prix et essayer des
vins inconnus.
Le jour où ces producteurs négociants auront découragé
leur dernier visiteur, il leur faudra vendre à travers les
centrales d'achat des grands groupes de distribution et ce jour-là,
les prix de vente ne seront plus les leurs mais ceux imposés
par ces centrales et ce sera bien sûr très différent.
Pour finir en revenant à ce vin industriel et uniforme, je
voudrais dire qu'en envoyant les consommateurs vers les grandes distributions,
on les pousse vers ces vins qui, s'ils sont moins chers et toujours
du même goût, vont finir par les séduire car sans
surprises au moment de les consommer.
Attention donc et si la pétition peut être un outil,
l'approche commerciale appropriée des amateurs de bons vins
est encore plus utile.
Meilleures salutations.
"Manifeste pour la défense du tire-bouchon" !
Certains exportateurs peu scrupuleux conditionnent maintenant le vin
en canettes métalliques ! lls osent abaisser le vin francais,
symbole de la richesse de nos terroirs, à un soda cocaifié
ou non ! Mais pire encore, par leurs pratiques, ils s'attaquent au
symbole même de l'amour du bon vin, ils ont programmé
la mort du tire-bouchon ! Nous, amateurs de bon vin et collectionneurs
de tire-bouchons, ne les laisserons pas faire. Défendons cet
"outil séculaire et de bon sens qui retire l'obstacle
au plaisir" !
Oenophiles et pomelkophiles du monde entier,unissons nous ! Nous les
ferons reculer !
http://rebel-tb-etampes.over-blog.com/
BUVONS NATURE !
2 et 3 décembre 2006 de 10h00 à 19h00.
Dégustation vente pour goûter, découvrir et apprécier
des vins naturels sincères et expressifs produits d'un véritable
attachement pour l'environnement
Espace Beaujon : 208, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008
- Métro : CDG Etoile, Ternes
Contact : La NIAC : 01 64 24 05 48 - buvonsnature.overblog.com
Organisé par Les producteurs de vins naturels ; Les périphériques
vous parlent ; L'espace Beaujon
Pour les yeux il y aura les "Triboulons Bardamus", vendangeurs
d'art très singulier.
Pour l'esprit, "Les périphériques vous parlent"
proposent un échange sur le thème : « le vin est-il
le fruit de la créativité ? »
Entrée libre - Une participation de 3 euros sera sollicitée
pour le verre de dégustation.
Famille Guingal :
Monsieur Rolland et Parker qui critiquent et parlent en naufrageurs
du vin sont eux des personnes imbuvables. Leur discours, leur façon
de parler font davantage du mal au produit qu'ils entendent défendre.
Je ne suis qu'un amateur de vin non éclairé mais de
les regarder et les entendre parler dans Mondovino me conforte
dans mon impression d'arnaque et le peu de sympathie, de modestie
qu'ils dégagent se ressent à chacun de leurs commentaires.
Habitant Avignon (je ne suis pas vigneron), je constate que les petits
producteurs de Châteauneuf-du-Pape travaillent remarquablement
bien dans la méthode traditionnelle et à des prix abordables.
Quant à certains qui affichent des prix au dessus de leur moyen
et de leur vin, ils nous disent "depuis que nous sommes bien
notés dans le Parker (mot magique), nous travaillons
plus et surtout pour l'exportation". Tant mieux pour eux tant
pis pour le vin. Barrique neuve, goût de bois "de merde"
et comme dit "le chevalier" Rolland : bullez !
bullez !
Sari :
Mangez 5 fruits et légumes par jour, si vous le faites, c'est
par devoir, il n'y a plus que des hybrides magnifiques et insipides..
quand ils ne sont pas OGM. Où sont passées toutes nos
belles pommes, nos tomates etc... De plus ceux qui essaient de produire
nos variétés anciennes sont persécutés.
Ca ne suffisait pas, maintenant on veut faire de même avec les
vins. Personne n'a été assez malin pour renouveler le
coup du Beaujolais nouveau.
Mais rien n'est perdu pour le vin, vous pourrez encore un moment acheter
ceux des Hospices de Beaune, aller vous choisir quelques grands crus
chez quelques producteurs traditionnels, pour ceux qui ne pourront
pas se les offrir ils ne leur restera qu'à boire de l'eau de
Cologne.
François Rossé, Chevalier des arts et des lettres
:
Le vin est l'une des choses qui ont épousé toute notre
civilisation...
Au-delà de la divine boisson, sa qualité témoigne,
comme tous les arts, de l'état de nos sociétés...
Il est effectivement à craindre que devant
l'inculture de nombre de nos irresponsables influents, l'industrialisation
de ce noble produit témoignera d'un évident retour vers
de nouvelles formes de barbarie dans laquelle s'épanouit la
logique étriquée de nos économistes exclusivement
orientés vers le profit au détriment de l'humain.
Marc Herbin, Association Mexicaine de Sommeliers, CESSA Universidad
hotelera Mexico :
Francais à l'étranger depuis une dizaine d'année,
j'aimerais partager certaines reflexions avec vous.
Le système d'appelations francais est d'une complexité
qui déroute plus d'un consommateur.
Sa base qui est de garantir une typicité liée au terroir
et une qualité minima se heurte au corporatisme et à
des pratiques commerciales qui donnent d'ors et déja d'aussi
mauvais vins que ce que vous nous annoncez.
Exception faite des grands vins dont le marché est mondial
depuis bien des années (omnipotence de certains critiques Américains
comme R. Parker) la grande majorité des vins "accessibles"
exportés par la Ffrance sont d'une qualité affligeante
et portent pourtant fièrement leur AOC.
Si une réforme des AOC est nécessaire avec un durcissement
des règles pour que les vins soient réellement porteur
de cette typicité, de cette diversité qui fait le charme
et la richesse des vins francais. En revanche pour les autres leur
laisser la possibilité de profiter de nouvelles techniques.
Le risque à long terme est d'enfermer la viticulture francaise
dans un musée d'où seuls sortiront les grands crus et
les petits exploitants continueront de faire un vin chaque fois moins
capable d'affronter la concurrence internationale.
Pensez au futur de cette profession.
Astérix est un personnage bien tentant mais la recette de la
potion magique reste un secret bien gardé.....
René G. Thirion, Commandeur de la Commanderie des Costes
du Rhône, Webmaster des sites www.cotesdurhone.be,
www.commanderiecotesdurhone.fr,
www.liegecotesdurhone.be
et importateurs.cotesdurhone.be
En tant qu'amateur des bons vins français, amoureux de ses
terroirs, de la culture de l'amitié et du plaisir qui s'en
dégagent, je soutiens totalement votre campagne de défense
contre les naufrageurs du vin et j'ajouterais même contre les
politiques européennes de nivellement par le bas. Ils veulent
introduire une industrialisation de basse qualité par l'acceptation
d'importation de moûts, de l'utilisation de copeaux de bois,
des appelations d'origine libre et autres attaques contre la qualité
artisanale de la viticulture.
Le vin n'est pas un produit manufacturé et standardisé.
C'est la richesse d'un terroir qui se transmet au travers de cèpages
déterminés pour s'exprimer par le savoir-faire du viticulteur.
Depuis des années, je défend avec acharnement et passion
en Belgique les vins des Côtes du Rhône que j'adore.
C'est donc bien volontiers que je me joins à votre combat qui
est celui d'une civilisation en train de sombrer !
Vous voulez témoigner , parler du vin, débattre ?
C'est possible !
Il suffit d'envoyez un mail à contact@contrelesnaufrageursduvin.org.



