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La place du vin dans la société : quelques contributions


LES MEDECINS LEGISTES

Un texte incisif et polémique de Patrick BAUDOIN, vigneron en Coteaux du Layon. Où il est question des campagnes antialcooliques qui préfèrent "tuer le vin" que s'attaquer en finesse au problème des addictions. Où il question des "médécins légistes" qui veulent "une humanité en bonne santé, mais morte".

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L'UNION EUROPEENNE VEUT DETRUIRE LA VITICULTURE EUROPEENNE
Intervention de Raoul Marc JENNAR, Chercheur altermondialiste, Membre du comité de parrainage de l'Appel contre les naufrageurs du vin.
Maraussan, 17 nov. 2006

Il y a cent et un ans, ici même, à Maraussan, devant la foule rassemblée à l'invitation de la toute nouvelle société coopérative des Vignerons libres, Jean Jaurès déclarait « Ce qui donne à tout ce Midi de la vigne une beauté incomparable, c'est que la force joyeuse de la vie s'y exprime. »
Aujourd'hui, nous avons sans doute la force. Mais nous ne sommes pas joyeux.

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QUEL CONTENU POUR LA CHARTE DES VINS BIO ?

Un texte de François BLANCHARD, vigneron bio à Lémeré (F37) - www.francois-blanchard.com

Actuellement, la filière viticole traverse semble-t-il, aux clameurs des acteurs et des grandes institutions qui régissent celle-ci "une grande crise". Enfin ! Cette constatation navrante pourrait simplement se trouver rattachée à ceux qui prônent une certaine "quantitative attitude". En effet, pendant longtemps, beaucoup ont cru qu'il était possible d'artificialiser nos plaisirs en fabricant des pseudo - "parfums, arômes, matières, couleurs, etc.". Au début : "c'est tout nouveau, c'est rigolo".

Tout est donc permis à chaque maître d'œuvre pour faciliter l'obtention du maximum de raisins dans sa vigne et donc du maximum de jus dans sa cave. La réussite générale de ce système ou plutôt l'argent amassé par des pratiques dites "modernes" a longtemps fait oublier le mauvais goût du raisin, du vin et a rendu aveugles, sur l'existence d'une qualité intrinsèque, ces travailleurs qui jadis savouraient leur campagne.
Malheureusement, le lourd tribut se paie maintenant... Pour ne prendre en exemple que cette corporation, au delà des faillites, nombreux sont les viticulteurs qui n'apercevront pas une lueur de leur retraite (Alzheimer, Charco, Parkinson, cancers... Tant de maladies dont pourrait se porter témoin la M.S.A.).
Comment pourrions nous croire, en citant l'exemple de 2005 où la climatologie atypique se définissait comme très aride, que les traitements abondants réalisés par certains sans ordonnances, n'aspireraient à aucune nocivité ? Bien des technologues vous confierons qu'une vigne en situation de stress hydrique ne saurait louper un seul instant, l'occasion qui lui serait offerte d'humecter par les feuilles ou les racines le peu d'apport hydratant pulvérisé ! Même si celui-ci est rempli de poison...

Bref, les rapports d'Etat le montrent bien de façon indiscutable : la présence de résidus de produits phytosanitaires dans les fruits est existante et dépasse trop souvent la norme maximale autorisée. Tiens, auraient-ils fait des essais sur l'homme pour quantifier à ce point des doses minimales d'assimilation du corps humain ou pour reconnaître l'existence de certains seuils de dangerosité de ces vaporisations! Le temps passant, il ne serait pas si médisant de proposer que ces fameuses matières actives puissent aujourd'hui être notifiées dans la catégorie des oligo-éléments...
La viticulture conventionnelle n'a donc plus le choix, mais elle ne le reconnaît pas encore ! Quelle humiliation lui serait asservie si celle-ci se devait d'assumer, depuis une bonne trentaine d'années, la dure responsabilité de l'assassinat à petit feu de consommateurs non informés.

Au fond d'elle, on peut entendre retentir cette forte pensée "La Bio, c'est la solution" !

Mais voilà, La Bio est au centre d'une construction et d'une rénovation "La Charte Européenne Des Vins Bio".
En effet, plusieurs strates séparent les Vignerons Bio dont les principales seraient :

- Les Bio : ceux qui font une autre démarche que les conventionnels et qui se posent des questions sans suivre bêtement les programmes de traitement ou les mixtures œnologiques.
- Les Bio Productivistes : Ils envahissent nos supermarché et banalisent la bio. Ceux-là peuvent proposer du bio à pas cher, mais souvent dépourvu de goût. Ils font beaucoup d'emprunts pour l'achat de matériel, ils ont beaucoup de terre et ont accepté volontiers de conserver la chaptalisation, l'œnologie moderne, les doses maximales de cuivre ou les bonnes solutions nutritives pour faire pousser la vigne. Tant pis si la faune en reproduction se voit aspergée de soufre au mois de Mars... N'imaginons pas la tête d'un oisillon de 2 jours suffocant après l'absorption massive de cette substance.
- Les Bio Opportuns : ils font souvent le minimum comme les "Bio Productivistes", mais ils ne croient pas en la bio, ils cherchent juste à faire du profit.
- Les Bio moutons : ceux-là veulent réussir. Ils n'hésitent donc pas à faire du cirque avec les étoiles et utilisent en surdimensionné la phythotérapie pour faire les savants impressionnistes. Mais il ne savent pas pourquoi ! Beaucoup de vertu existe dans les plantes médicinales. Ces dernières dotées de propriétés fortes abritent des insectes nécessaires à notre environnement. Il ne sert donc à rien de les cueillir en abondance, notamment pendant les périodes de reproduction. Que diriez vous si on vous chassait de chez vous avec votre enfant dans les bras! D'autre part, une plante utilisée en surdose ou mal utilisée peut causer des dégâts... Faites donc un essai avant de vous lancer dans "la sorcellerie".
- Les vrais Bio ou Bio Préhistoriques : ceux-là ne pensent pas à la surface ni aux rendements. Ils aiment tout simplement la nature et souhaitent préserver la faune et la flore existantes. Ils sont donc contre les O.G.M. et se remettent sans cesse en cause pour vivre en totale harmonie avec la nature. Ils connaissent souvent très bien les écosystèmes et l'art d'utiliser les plantes naturelles ainsi que leurs propriétés.

L'étau se ressert donc entre ces deux mondes. Ce qui est tout à l'honneur pour la santé du "lambda buveur de vin". Les amateurs savent depuis longtemps que les vins buvables se cachent sous les grands noms. Encore une fois, il est faux de croire que le vin est vendu avec son pedigree ! Les règles d'étiquetage, certes sont là ; mais elles n'abordent pas la transparence du liquide et nombreux sont les ajouts ignorés qui laissent choir dans l'inconnu, le naufrageur repentit qui voulait bien boire ! Pour en finir une fois pour toutes avec les grandes discussions sur les problèmes d'origines ou de traçabilité, la chance nous est offerte de construire une grande charte sur les vins bio... A vous de choisir votre définition de la bio, pour ma part, j'ai choisit d'évoluer dans la Bio Préhistorique :

"Je pense que le vin devient une création authentique et une réalité limpide si à tous les stades d'intervention de l'homme la notion de respect du naturel est sincère. Autour du vin, il doit y avoir de la vie pour que même ce dernier soit vrai !"